Ho-Chi-Minh-Ville

Anciennement Saigon mais rebaptisé en l’honneur du libérateur communiste, HCMV est la capitale économique du pays. Cette immense ville de 7 millions regorge de richesse et de surprises, et c’est en seulement quelques mots que je vais tenter de la décrire.

Un labyrinthe à 4 niveaux de difficulté. Du niveau débutant qui présente la ville par les grandes artères bruyantes traversées par les 4 millions de motos qui s’y déplacent dans un flot continu, ignorant bien souvent ces lumières bordant la route qui changent de couleur, au niveau expert, formé par de hauts bâtiments qui dessinent d’étroites rues de la largeur d’épaule d’un vietcong d’où l’on ne sort qu’à l’aide d’un local surpris d’y voir un blanc errer.

Même si toutes les rues à l’exception de 4 (dont Alexandre de Rhodes, français à l’origine de l’écriture latine au Vietnam) ont été renommées en noms vietnamiens, les vestiges coloniaux n’ont pas disparus : routes propres organisées avec des trottoirs, bâtiments 100% français comme la poste, l’hôtel de ville, la cathédrale Notre-Dame et le pont piéton qui est une sorte de combinaison entre le pont Alexandre III et le pont des arts (en secouant très fort).

Ces vestiges se fondent dans une joyeuse ambiance asiatique qui, comme à son habitude, propose de la street food pas chère mais cette fois illégale (j’en ai fait les frais puisque j’ai dû me réfugier avec tout un groupe de vietnamiens traqué par la police dans une ruelle de niveau 2 alors que je mangeais tranquillement mon œuf surprise, un œuf cuit avec son poussin dedans), des gens souriant mais pas agaçant pour les taxis, des stands pour trouver toutes le pièces mécaniques qui existent, des marchés jusque dans les rues de niveau 3, des fils électriques qui s’emmêlent dans un chaos terrible, des hamacs étendus jusque dans les soutes de bus, des vendeurs de ticket de loto, des handicapés qui font la manche (leur présence n’a d’ailleurs rien d’invraisemblable quand on connaît la quantité de saloperies qui a été déversée sur les terres vietnamiennes pendant la guerre), et évidemment les backpackers australiens qui foutent le bordel (j’ai pas trouvé la version littéraire de cette expression) dans la rue qui est une copie-conforme de la Kao San Road de BKK.

Le bruit me plonge cette fois dans un terrible mal de tête qui m’alite pendant 2 jours, m’obligeant à acheter des bouchons d’oreille (ce qui est dommage, j’avais tenu 4 mois), dont je me lance à la recherche dans la ville tel un zombie pendant plus d’une heure alors qu’il y en avait à 20 mètres de ma position de départ dans la direction opposée, essayant de communiquer avec les vietnamiens qui me sortent à tous les coups des cotons tiges.

Passage obligé aux tunnels de Cu-Chi, réseau impressionnant de passages souterrains dans le district le plus stratégique de la guerre des nerfs qui a fait de nombreuses victimes et d’’où finalement personne n’est sorti gagnant. Pour éviter de paraphraser un livre documentaire très bien écrit, voir : « les tunnels de Cu-Chi, l’incroyable histoire de la guerre souterraine au Vietnam » de John Penicate et Tom Mangold. Quand on aborde le sujet de la guerre aux jeunes vietnamiens en se sentant un peu responsable, ils nous disent gentiment qu’ils ne pensent qu’au futur et au bon développement de leur pays.

Dernier soir avant mon départ définitif de l’Asie pour cette année, triste d’en partir mais heureux de l’avoir connu, je me fais embarquer dans un karaoké avec les responsables de la guesthouse qui m’offrent à manger, à boire et même de quoi chanter ! Les sessions de karaoké sont très populaires en Asie, et donc au Vietnam, chez les jeunes et les moins jeunes, les groupes d’amis ou les couples, et on s’enferme dans des boxes où l’on chante pendant 2 heures en mangeant, buvant et riant.

Le plus haut temple de HCMC :DSC03606

Un bon repas à moins d’1$ :DSC03595

L’hôtel de ville, style parisien :DSC03592

Leur pont des arts :DSC03587

Sieste dans un hamac, dans la soute d’un bus :DSC03564

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